FSALE

« Légionnaires, chasseurs, tirailleurs, artilleurs  zouaves… même combat : la bouffe »

NOURRIR  AU  FRONT, GUERRE  DE 14/18

 

PREAMBULE:

La vie dans les tranchées  consistait en une succession de corvées et de temps libre. Chaque matin, les soldats se réveillaient au cri de « Branle-bas de combat.» Une partie des troupes  occupait les postes de surveillance, tandis que les autres, après le café et la ration quotidienne de rhum, exécutaient divers travaux, allant du nettoyage des latrines au remplissage des sacs de sable. Entre les corvées, les poilus avaient un peu de temps libre. Ils lisaient ou écrivaient des lettres.

La nourriture est, avec la correspondance, un facteur principal pour le moral du soldat.

A la faveur de la nuit, les soldats se hissaient hors des tranchées et marchaient sur le terrain dévasté, entre les 2 armées. Des équipes réparaient les barbelés, ou faisaient des patrouilles pour obtenir des renseignements.

 

 

LE RAVITAILLEMENT :

La nourriture :

Elle influe sur le moral des hommes : « Manger, c’est être vivant dans un paysage de mort. » Les soldats vivaient dans des tranchées boueuses, infestées de rats, dans le froid ou sous la chaleur, souvent sous une pluie de bombes.

Une nourriture peu équilibrée, souvent insuffisante, et toujours froide. Nourrir au quotidien des centaines de milliers d’hommes, déployés sur 700 kms de front, relevait de l’exploit.

La ration quotidienne est de 750 grammes de pain ou de biscuit, 500 grammes de viande et 100 grammes de légumes secs. « Quand la ration baisse, le moral baisse. »

Le soldat porte une ration de combat de 300 grammes de biscuits de guerre et 300 grammes de viande en boite, le « Corned Beef. »

Conséquences de la guerre :

Sur les 5 400 000 agriculteurs que compte la France, près de 2 millions sont au front. Avec la fixation de ce front, 2 500 000 hectares de terres agricoles sont perdus. C’est au  Nord et à  l’Est que les terres sont les plus rentables. Donc il faudra importer massivement pour nourrir la population française à l’arrière et les Armées au front

En 5 mois, 750 000 bovins seront abattus, menaçant même l’existence du troupeau bovin de France. Chaque année, 20 000 tonnes de viandes congelées sont importées.

     Pain de guerre                                                                        

               Principaux aliments : Du bœuf en boite (appelé du singe), des sardines, du chocolat, la boule de pain. Il y avait aussi les fameux biscuits de guerre, des pommes de terre et la soupe. On distribuait aussi de l’eau de vie (que nos soldats appelaient, barbelé !). Et bien sur le pinard !

Le rata :

                  Expression devenue célèbre ! Il consistait en un ragout de pommes de terre et de haricots. Généralement c’était plus une soupe épaisse. D’où l’expression «  c’est peu ragoutant. » Les poilus en avaient fait une chanson : « C’est pas de la soupe, c’est du rata ; c’est pas de la merde, mais ça viendra. »

Il y avait du riz pour les africains.

 

LA DISTRIBUTION :

                  Il fallait faire des prodiges pour transporter la nourriture, sous la mitraille, jusqu’aux tranchées de 1ére ligne. La 1ére roulante est arrivée en 1915. Appelée aussi « popote », la cuisine y était préparée, puis transportée dans des bouteillons jusqu’aux tranchées. Les cuisines sont à l’arrière. On désigne donc une équipe dans chaque compagnie pour une corvée de ravitaillement.

                                    « Les cuisiniers, ces soldats méconnus. »

 

Réfectoire de campagne

 La nourriture est donc d’une importance capitale, révélatrice du moral du soldat, de la façon dont ils perçoivent la hiérarchie, de leur place par rapport à l’arrière.

En 1914, les vignerons du midi offrirent 200 000 hectolitres de vin aux Armées. Ce qui a permis de distribuer une ration quotidienne aux soldats, passant de ¼ à  ¾ de litre. Réflexion sortie d’une lettre de poilu à sa famille :

« Le moral n’est pas très bon, heureusement que nous avons le pinard. »

Les poilus recevait une ration d’eau de vie, qu’ils appelaient « barbelé », presque toujours avant l’assaut. C’était un peu comme la cigarette du condamné !

Les colis : Soutenant le moral des troupes, les colis envoyés des lointaines provinces étaient pour les poilus une fraternité de partage, et l’occasion de faire connaitre et gouter les spécialités régionales.

Extrait du journal « L’illustration » :

« La victoire, dira un économiste, appartiendra à celui des deux belligérants qui aura, dans ses dernières réserves, un mois de vivre de plus que l’autre. »

 

LEXIQUE :

                  -Jus : le café.     

                  - Rata, pour ratatouille.                                   

                  - Popote, la cuisine roulante.    

                  -Singe, les boites de Corned Beef étaient livrées avec un ouvre-boite de marque « Lesinge. »

        -Poilus : 2 versions, l’une parce qu’ils ne se rasaient pas, l’autre, synonyme de virilité et courage. (Avoir du poil aux …)- Une chanson para de nos jours reprend ce thème : « Pour sauter comme eux, faut du poil aux … »

                  -Bande molletière, bande en drap de laine entourée autour du mollet.

                  -Barda : équipement du soldat.

                  -Biffin, mot détourné de son sens initial (chiffonnier), pour désigner un soldat de l’Infanterie.

                  -Boche, abréviation de l’argot « alboche » pour désigner un allemand.

                  -Capote, vêtement enveloppant et chaud qui fait partie de l’équipement du soldat.

         -Latrines,  creusées à l’écart des tranchées, pour, selon l’expression de l’époque, y « poser culotte. »

         -Grosse Bertha : surnom donné à une pièce d’artillerie allemande.

       -Kaput, « foutu, cassé », mot allemand employé par les poilus, pour désigner un allemand hors de combat.

        -Ligne, la 1ére ligne fait face directement à celle de l’adversaire, souvent très rapprochée.

        -Boyaux, on communique entre les lignes par des boyaux.

       -Pain « K K », pour « Kleie und Kartoffeln, pain allemand » terme employé par dérision par les poilus et dans la propagande alimentaire.

 

  Major (er) MIDY-FSALE

En charge de la mémoire.                             

 

                                                                       

 

                 

      

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